La bête (el bicho, en espagnol) débute sa musique comme une transe gnawa. La voix arrive. Apre, déchirée. Les cordes de la guitarra flamenca s'embrasent, deviennent électriques. La percussion s'africanise. La basse tourne jazz. C'est le tourbillon d'El Bicho, sept garçons qui constituent une nouvelle sensation en Espagne. Ils jouent une musique de feu, un vertige qui semble croiser l'hallucination d'El Camaron et la fusion incandescente de Ketama, groupe historique flamenco rock imprégné des cadences africaines, blanches et noires. El Bicho tient son nom du surnom de son chanteur Miguel Campello. «Je faisais de l'acrobatie dans les rues. On m'a surnommé El Bicho.» Les membres du groupe se sont rencontrés à Madrid, au sein d'un atelier musical dirigé par le batteur Guillermo McGill qui les a orientés vers davantage de flamenco dans leur musique. «Moi, j'écoutais Zappa, Pink Floyd, Paco de Lucia, El Camaron, du paso doble. Je viens d'un quartier d'Alicante où il y a beaucoup de gitans, d'Arabes.» Le groupe qui s'appelait, il y a trois ans, El Combo Flamenco publie une maquette. D'autres musiciens intègrent la bande qui devient El Bicho. Un combo, qui rassemble guitare (Victor Iniesta), basse (Carlos Tato), percussion (David Amores), batterie (Toni Mangas), flûte (Juan Carlos Arcacil), trompette (Pepe Andreu) et la voix rude de Miguel Campello qui raconte «des choses tristes, des motivations intérieures, des problèmes existentiels. Le reste dépend de la température, du soleil,
Critique
El Bicho
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Publié le 28/05/2004 à 0h48
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