Quentin Tarantino superstar. Dans les institutions (la présidence du jury du Festival de Cannes), dans les salles (Kill Bill volume 2 cartonne sur plus de 500 écrans français) et dans les rayons DVD. Où une première rafale de Kill Bill et deux éditions spéciales de Reservoir Dogs et de Jackie Brown consacrent le réalisateur de Pulp Fiction comme le cinéaste totem d'une génération DVD, cinéphage plus encore que cinéphile, amateur de film exotiques, décalés, rares, en un mot «cultes». Les Français de Metropolitan l'ont bien compris qui viennent de lancer trois titres réunis sous l'appellation un brin fumeux d'«univers de Tarantino». C'est parfaitement justifié pour True Romance dont le scénario si «tarantinesque» (dialogues brillants, références multiples et ultraviolence graphique) permet de le définir comme «un film de Quentin Tarantino mis en scène par Tony Scott» (le producteur Samuel Hadida). C'est déjà plus limite pour Killing Zoe, seulement produit par QT pour son grand pote Roger Avary, et peu apprécié de la plupart des fans de Pulp Fiction. Et c'est carrément mensonger pour Tueurs nés, quand on se souvient que Tarantino a renié son script pulvérisé par la réalisation façon centrifugeuse d'Oliver Stone...
Idoles de jeunesse. Tarantino est également un auteur emblématique de l'édition DVD, dans ce qu'elle a d'enthousiasmant l'utilisation inventive du support numérique mais aussi d'exaspérant un génie du marketing qui confine à l'arnaque pour le consommateur. La lis




