C'est comme une succession de poulaillers où s'alignent, parfois, des Cocotte-Minute. De cages pour télévisions, muettes, posées en rang d'oignons derrière des grillages Boris Vian n'aurait pas rêvé mieux. D'enclos bien délimités où sont rangés des meubles-papillons. D'aquariums remplis de vases-poissons très décorés. Corroborant ce qu'écrit le designer italien, Alessandro Mendini : «Les motifs décoratifs sont comme des poissons dans la mer. Ils sont là même où si on ne les voit pas.» Un vrai zoo d'animaux domestiques Vincennes n'est pas loin. Nous sommes au palais de la Porte-Dorée où s'étale «Design en stock», 2 000 pièces de la collection du Fnac (Fonds national d'art contemporain), section design. Une exposition portée par le ministère de la Culture, en partenariat avec les Industries françaises de l'ameublement.
C'est parce qu'il joue avec l'accumulation des objets que ce déballage se présente d'abord dans son ensemble. Dans un compactage qui dessine une oeuvre globale et kaléidoscopique. Que l'on nous demande de regarder en prenant de la hauteur. Pour donner à «tout voir», le designer et scénographe munichois, Konstantin Grcic, a installé un réseau de passerelles métalliques qui serpentent au-dessus des objets disposés dans des îlots, créant une petite cité, en contrebas. Comme un cheminement informatique, où, à pas de souris, on peut cliquer à tous moments sur les années 60, sur un designer ou un luminaire. «Je n'aurais peut-être pas montré autant de pièces, émet,




