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Critique

Scènes de la vie domotique

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Publié le 17/12/2004 à 3h31

Ils s'appellent les Sismo, du grec «secousse». Pourtant ce duo fondé en 1996 par Antoine Fenoglio (33 ans) et Frédéric Lecourt (32 ans) n'a pas suscité de tempêtes dans les verres d'eau à pipettes qu'ils ont créés. Eux-mêmes présentent leur «Laboratoire de recherches et d'innovations par le design» comme «une transgression en douceur des usages et des techniques». On leur a prêté attention à partir de 2000, grâce à de petits objets de table, des «répliques» aux légers déplacements narratifs, comme leur service en porcelaine puzzle ou leurs pots de yaourt. Mais c'est leur démarche qui suscite d'abord la curiosité. Admirateurs du designer italien Michele de Lucchi, qui mène en parallèle une production privée d'objets artisanaux et un travail avec l'industrie chez Olivetti, les Sismo se revendiquent «créateurs industriels». Ils autoéditent leur petite production, tiennent boutiques à Paris et à Lyon, grâce à un collectif de cinq personnes, «où comme chez Libé au début, on se paye tous le même salaire». Mais ils travaillent prioritairement avec l'industrie. «C'est la relation avec l'entreprise qui nous intéresse le plus. Pour que nos partenaires industriels fassent un petit pas pour de vrai plutôt qu'un grand pas pour la seule image.»

Programmer. L'entreprise Legrand, spécialiste français des installations électriques et des réseaux d'informations, leur donne aujourd'hui l'occasion d'attester leur credo. Ce roi de l'interrupteur leur a confié la scénographie d'une exposition, «In

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