Conseiller pour plusieurs grandes marques françaises (Renault, L'Oréal), Brice Auckenthaler analyse le marché du luxe chinois et les aspirations de ce pays qu'il qualifie d'«hyper-Occident».
A quelle tranche de la population chinoise s'adresse ce type de bijoux ?
D'abords aux urbains qui résident dans les grandes villes, à Canton ou à Shanghai, où trois mille buildings ont été bâtis en quatre ans. Parmi ces urbains, les premiers concernés sont les membres de la classe moyenne, qui peuvent se payer voiture, mariage à l'occidentale, appartement, vacances et école privée pour leur rejeton. Et demain peut-être, les bijoux de Qeelin. Ce sont en général des entrepreneurs high-tech, des employés de sociétés étrangères, des cadres moyens et supérieurs des institutions financières chinoises ou des petits patrons de sociétés privées.
Un organisme officiel chinois, l'Académie des sciences sociales, définit la classe moyenne comme les foyers dont la totalité des biens se situe dans une fourchette de 13 630 à 27 260 euros. Soit 19 % de la population actuelle (250 millions de Chinois) et 40 % en 2020. Mais l'adage dit qu'en Chine, toutes les statistiques sont fausses ! Les nouveaux riches sont, eux aussi, potentiellement sensibles, a priori, à ce type de bijoux. Ce sont majoritairement des hommes, âgés de 35 à 55 ans, parvenus aux commandes de leur entreprise. Ils possèdent au moins une maison et une voiture et gagnent entre 120 000 et 2 millions d'euros par an.
Quel rapport ces nouveaux rich




