Nous sommes dans le quartier de Shibuya à Tokyo. Là où les télévisions occidentales plantent en général leurs caméras pour signifier le «peuple de fourmis» (Edith Cresson). Flots compacts de salarymen et d'ados en cheveux. Passages piétons transversaux. Néons géants et écrans luminescents. Dans un HMV du coin, supermarché du disque sur 7 étages, une dizaine de rayons sont affectés à la J-Pop, catégorie connue pour être constituée de boys & girls bands très très jeunes. Un single classé en «punk-rock» attire notre attention. Le groupe s'appelle 175 R. Mené par son chanteur Shogo, 175 R s'est fait une réputation en karaokétant des pastiches inspirés de Green Day ou Soundgarden. «Vêtus comme des mécaniciens qui viennent juste de sortir de leur garage» (dixit un fan français), ils cartonnent dans quelques hit-parades locaux. Le terme d'«Eat parade» serait d'ailleurs plus approprié en l'occurrence. Car du dernier single de 175 R, on retient moins les qualités musicales que visuelles et gustatives. Oui, dans ce disque de 175 R, il y a à boire et surtout à manger. Sous un bel emballage rouge et blanc pétant, trônant sur le linéaire, il est vendu avec des barres en chocolat authentiques sous plastique. Comme les journaux vendus avec des DVD ou l'Encyclopédie Universalis. Un temps rapide pour identifier la came : c'est une boîte de KitKat «2 fingers X 2». La même qu'à la cafétéria de Libération. Gracieusement fournie par Nestlé et Toshiba-EMI, la barre de KitKat est offerte en cadeau
Tokyo hit
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Publié le 20/05/2005 à 2h15
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