La presse féminine n'est pas spécialement connue pour ses éblouissants effets de révélation. N'était, bien sûr, le dernier sac à franges Yves Saint Laurent de Kate Moss. Pourtant, un papier du dernier Glamour nous permet de négocier moins connement la rentrée musicale. Le numéro de septembre consacre cinq pages d'enquête à un aspect singulier, omniprésent et pourtant largement sous-traité des clips de hip-hop. Les «feature girls». Les «what» ? On s'explique. Vous ne voyez qu'elles, mais ne les regardez pas vraiment. Elles ont la peau souvent noire ou métisse. Les contours de leur corps, de leurs seins et de leur booty (cul) sont soigneusement lubrifiés. Leur regard savamment lubriqué. Elles dansent, se déhanchent, cajolent, caressent, excitent, éventent le rappeur de MTV comme les eunuques taquinaient le pacha ou le pharaon. On les distingue à peine les unes des autres. On les reluque distraitement, discrètement. Elles incarnent une espèce d'abstraction médiatique de la pétasse. Que disent-elles, d'où viennent-elles ces «extra girls» ou ces «feature girls» (selon le grade de figuration) ? Gaël Le Bellego de Glamour a rencontré l'une de ces potiches, juste bonnes, selon une primaire perception, à glorifier le chef de meute hip-hop à bling bling. Or, sous l'une de ces bombasses lascives qui se déhanchent infiniment derrière Snoop, Ja Rule, Doc Gyneco, Alicia Keys, 50 Cent, Nas, Lil Jon, etc., il a trouvé Emily, 21 ans, 1, 70 m et 25 clips. Une fille à papa londonienne. Elle ve
Les dessous de la potiche
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Publié le 02/09/2005 à 3h31
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