La polémique médiatique autour du clip de Monsieur R. (Libération du 22 août) laisse une impression foireuse. Rappelons les faits. Dans FranSSe, le titre et le clip, Richard Makela, alias Monsieur R., est déguisé en général d'opérette. Il prêche violemment pour une reconnaissance du passé colonial. Il insulte les flics, stigmatise les dirigeants français. Entouré de deux strip-teaseuses qui se frottent au drapeau français, il chante : «La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser, comme une salope il faut la traiter, mec !» Selon un rituel médiatique rodé depuis Ministère Amer, la réaction n'a pas traîné du côté des syndicats de police. Action Police CFTC et Azzione Pulizza Corsu (?) ont déposé plainte contre Monsieur R. pour «incitation à la haine et au meurtre». Tandis que le député UMP de la Moselle François Grosdidier demandait au garde des Sceaux Pascal Clément d'interdire la diffusion du clip. Le leader de la LCR Olivier Besancenot est venu à la rescousse de son ami rappeur dans le Monde. Mais l'affaire laisse un drôle de goût, plus amer, plus pourri que d'habitude. Pourquoi ? D'abord, parce que le titre de Monsieur R. n'a ni l'intensité lyrique, la qualité rythmique et la crédibilité globale d'Assassin de la police. Certes, FranSSe peut se défendre sur le fond (tabou colonial, racisme) et doit être défendue au nom du principe de la liberté d'expression. L'ennui avec FranSSe, c'est son côté relou à la Dieudonné («Isra-Heil» vs «FranSSe» ?). Or,
«FranSSe» d'en bas
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Publié le 23/09/2005 à 3h48
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