D'habitude, Warner réserve ses luxueux coffrets métalliques pour Noël. Cette année, le studio prend un peu d'avance pour coller à l'actualité : en l'occurrence, le 50e anniversaire de la mort de James Dean, le 30 septembre 1955, dans un accident de la route. Cette «collection» rassemble les DVD «collector» déjà parus de ses trois longs métrages, A l'Est d'Eden, la Fureur de vivre et, surtout, Géant, l'une des plus belles éditions DVD jamais consacrées par une major d'Hollywood à un de ses classiques. Mais ce coffret se révèle indispensable aux fans de James Dean pour le documentaire l'Eternelle jeunesse, présenté au dernier Festival de Cannes. Le délire hagiographique du commentaire fera certes sourire, tout comme ses pudeurs de première communiante sur la vie privée d'un acteur connu pour son homosexualité. Mais Michael J. Sheridan force le respect pour son travail documentaire : son film compile toutes les apparitions cinématographiques de son héros (même fugitives), la plupart de ses 38 rôles dans des fictions télé (dont The Dark, Dark Hours où il met en joue Ronald Reagan !) et même un spot de pub pour, ironie macabre, la prévention routière. Dans les conditions du direct des dramatiques télé, James Dean y apparaît beaucoup plus naturel et convaincant que dans ses rôles mythiques ultérieurs : c'était avant qu'il singe Marlon Brando et devienne un élève trop zélé de l'Actor's Studio. Ultime plaisir de ce documentaire : les sublimes photographies signées Dennis Stock et Ph
Critique
La collection James Dean
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Publié le 23/09/2005 à 3h48
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