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Etudiants dans le grand urbain.

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Publié le 17/03/2006 à 20h39

Bordeaux envoyée spéciale

«Nous avons choisi de nous servir de l'architecture urbaine, expliquent Maud Mabille et Cloé Sagnol. Des murets, des grilles ­ pour y accrocher des strapontins, des chaises mobiles, sans construire, et proposer des alternatives au mobilier urbain.» Hélène Lauth, qui était «partie de l'idée que 95 % des constructions émanent des promoteurs», a détourné des éléments décoratifs régionaux de l'habitat pour les déplacer comme d'autres des motifs sur des vêtements. Marguerite Davault pense que la formule «Faites comme chez vous» pourrait être appliquée en ville, et a mis en dérision les arrêtés municipaux, proposant des règles plus libres, dressées comme des fiches de cuisine. Hélène Squarcioni est allée aux Puces de Saint-Michel prélever des objets, les inventoriant par thème et donnant une lumière différente à ces ustensiles prêts pour une autre vie. Avec Résographie, Ludovic Lourties fait l'échographie «cardiaque» de Bordeaux, dressant le réseau des lieux chers à son coeur. Ces projets, présentés par une quinzaine d'étudiants des beaux-arts de Bordeaux, répondaient à une commande de l'Agora d'architecture de la ville, qui s'est tenue du 3 au 5 mars, et qui a offert un strapontin au design (1). Le thème était «En ville comme à la maison».

Atelier mixte. Toutes leurs observations, leurs détournements, témoignent de la manière de penser «les» designs à l'Ecole des beaux-arts de Bordeaux. Les étudiants ont relié arts plastiques, design, architecture, mode et

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