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Critique

Un espion dans le village people

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Jocelyn Bain Hogg photographie les rouages et les dessous de l'industrie de la célébrité. Visite guidée dans le zoo de la jet-set.

Publié le 19/05/2006 à 21h17

Il faut se représenter «le business de la célébrité» comme «un zoo». C'est avec cet implacable axiome que le photographe britannique Jocelyn Bain Hogg a observé durant des années ce milieu aux moeurs étranges, peuplé de freaks bronzés, siliconés et liposucés. Dans sa classification animalière, les spécimens les plus demandés sont bien évidemment les hyperstars planétaires, celle dont on ne sait plus très bien si, à force de surexposition permanente, elles sont actrices, chanteuses ou mannequins mais qui font profession de «célébrité». Les fans qui se pressent derrière les rambardes métalliques des Oscars forment naturellement l'énorme masse des visiteurs de ce «cirque», prêts à tout pour apercevoir un instant leurs créatures préférées par-dessus les épaules des bodyguards à oreillette. Dernière catégorie de ce biotope tel que décrit par Jocelyn Bain Hogg, celle des agents, des attachés de presse et des spécialistes de relations publiques. Tous ceux qui, selon lui, font la loi dans ce drôle de zoo et, avec lesquels, «il y aurait de quoi remplir un département "Reptiles"» ; cette catégorie socioprofessionnelle étant largement fournie en vipères et en noeuds de serpents. Il précise d'ailleurs que son travail ne pouvait fonctionner qu'«en dehors de toutes autorisations officielles» puisque l'ambition de départ était de mettre au jour «tout ce que ne nous montrent pas les magazines et la télé».

Congrès de sosies. Gloire de la photo de mode anglaise durant la décennie précédente, c

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