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Critique

Adidas au ras des baskets

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Publié le 03/11/2006 à 23h56

Les vendeurs déroulent leur tchatche, aussi souples dans le verbe qu'ils le sont en habits streetwear siglés des trois bandes, petits félins modernes arborant dreadlocks (souvent) et large sourire (ça semble obligatoire). Chez Adidas, qui ouvrait mercredi dernier au pied des Champs-Elysées son plus grand magasin au monde, on se pique d'être le porte-drapeau de ce genre cool ­ compétiteur mais bon esprit ­ qui infuse inexorablement les années 2000. Emblèmes de cette tranquille assurance, trois footballeurs surplombent de leurs photos géantes dédicacées l'escalator reliant les deux étages : Djibril Cissé, David Trezeguet et Patrick Vieira. Près des caisses, une large vitrine hyperéclairée expose plusieurs maillots de l'équipe de France de football, c'est à la fois clinquant et dépouillé, on se croirait au musée. A l'étage, dans une même mise en scène où se confondent la célébration des vertus du sport et de la marque, sont exposées des chaussures d'époque, dont celles que portait le célèbre tennisman Rod Laver «quand il remporta son deuxième Grand Chelem en 1969».

Rose pour les filles. Cet après-midi de vacances scolaires, le surlendemain d'une inauguration fêtée par une foule de gens connus dont le plus fameux était Zidane, l'affluence se répartissait en trois grands groupes : des touristes occidentaux débonnaires, surtout masculins et de taille XXL ; des parents fatigués munis d'enfants aux yeux brillants, déjà rodés à l'hyperconsommation ; des minettes chaudasses en

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