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Libération
Critique

Végétale attraction

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Publié le 15/12/2006 à 0h30

Tout fait lien, chez le botaniste-voyageur Patrick Blanc. Depuis qu'il est enfant, des aquariums où il se régalait devant les poissons exotiques, aux fougères qu'il repiquait dans le jardin de ses parents, il tisse un fabuleux monde végétal. L'homme aux cheveux verts et aux doigts de lianes fait grimper des murs végétaux partout dans les villes, de la Cité des sciences en 1988 au Festival des jardins de Chaumont en 1994, du square Vinet de Bordeaux au musée du Quai Branly. Ce chercheur né en 1953, qui travaille au CNRS depuis 1982, a parcouru forêts, landes, falaises, friches et villes de la planète pour observer comment s'y débrouillent les plantes. Il en a prélevé d'étonnantes qu'il adapte dans son jardin personnel de Créteil. Il a particulièrement étudié la flore des sous-bois tropicaux, en observant les stratégies qu'elle adopte pour se développer dans des milieux extrêmes, face au manque d'eau ou de lumière. Ces recherches ont abouti à deux livres, le Bonheur d'être plante et Etre plante à l'ombre des forêts tropicales (1). Où il offre une accumulation de données savantes, d'identification des végétaux, d'images qui magnifient les plasticités des kerangas de Bornéo, des rafflesia de Thaïlande ou des Cyclanthacées d'Equateur.

Scientifique. Le but de Patrick Blanc est certes de faire comprendre, de protéger la biodiversité, l'inventivité des plantes face à l'adversité. Mais pas seulement. Il y a chez ce scientifique une jouissance à faire

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