Il y a quelques jours, cinq strip-teaseuses professionnelles s'effeuillaient sous un pont de Paris. 1 500 personnes préalablement arrosées par un tsunami de champagne affichaient l'air détaché de la faune parisienne à qui il en faut beaucoup plus pour se déboîter le cou. Certains, appuyés sur les murs de pierre brute, contemplaient les eaux glacées de la Seine à travers d'immenses baies vitrées et les serveurs, le visage couvert d'un loup, tentaient de se souvenir très fort d'Eyes Wide Shut. Nicolas Sarkozy, passé en coup de vent, n'était déjà plus là quand la fête bascula de l'anniversaire poli à celle d'une party nettement plus débridée. Paris Première fêtait ses vingt ans d'existence avait choisi pour cela le Showcase, 2 000 m2 situés rive droite sous les arcades du pont Alexandre-III.
Dîners géants. C'est avec ce genre de soirée que le buzz a pris autour de cet endroit qui, dans l'étroite typologie parisienne, ne peut se classer ni comme boîte de nuit, ni comme salle de concerts, mais un mélange des deux. A l'intérieur de ce bâtiment classé monument historique, on peut aussi organiser des dîners géants comme le fit en octobre le galeriste Emmanuel Perrotin pour l'ouverture de la Fiac. On peut aussi assister à des showcases privés, comme celui donné par la chanteuse Lily Allen, mini-star du moment, découverte via You Ttube, lors d'une opération pour l'Eurostar. «C'est un lieu destiné à la musique live, précise Albert Cohen, l'homme qui est à l'origine du pro




