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Interview

T'as jamais roulé une pelle à un moustachu ?

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Publié le 12/01/2007 à 5h24

Chroniqueur-dessinateur-reporter musical pour Charlie Hebdo et Magic (1), Luz, 35 ans, porte une moustache depuis cinq ans.

«J'ai toujours eu une moustache qui me poussait de l'intérieur. Tout petit déjà, je voulais des poils, mais il a fallu que j'attende patiemment pour quitter le stade du duvet. Au départ, je l'accompagnais d'un petit bouc. C'est seulement en 2002 que j'ai réalisé mon outing moustache. Mon père était moustachu, je n'avais pas de bec-de-lièvre à cacher, je ne suis pas gay ­ en tout cas pas pour l'instant. Je trouvais ça cool, c'était juste pour moi.

«Mon rêve était de jouer avec les poils du visage. D'avoir d'énormes favoris. Un truc de virilité sans doute. Mais la nature en a voulu autrement, j'ai le poil qui pousse lentement, et parsemé de trous. Je dois donc me contenter d'une moustache relativement fournie mais limitée à la lèvre. Pour l'entretenir, je la coupe tous les mois et demi avec mes ciseaux à dessin. Sinon, elle rebique et prend la forme d'un sourcil d'Emmanuel Chain, c'est assez fâcheux. Quand je dessine, je frotte ma moustache et, telle la lampe d'Aladin, une idée surgit. J'ai aussi remarqué que, depuis que je la portais, il m'était plus facile de me représenter dans mes dessins. Cela m'a permis de créer un personnage qui me ressemble.

«Certes, on voit davantage de moustachus aujourd'hui, mais essentiellement dans les magazines. En général, ce sont des gringalets. Je ne crois pas que cela réaffirme une certaine virilité, ça

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