Sont-elles en danger, ces gamines perchées sur leurs talons vertigineux, efflanquées pour mettre en valeur les créations des couturiers ? Deux mois après la mort d'une Brésilienne anorexique, Ana Carolina Reston (18 ans, 1,74m, 40 kilos), l'Espagne, le Brésil, l'Italie et, la semaine dernière, les Etats-Unis ont décidé de combattre la maigreur (lire page III). A Paris, en revanche, rien de tel : «C'est un problème de santé publique, ça ne concerne pas la mode», nous déclare Didier Grumbach, président de la Fédération française de la couture. Pourtant, les vêtements sont «de plus en plus petits», dit une styliste, n'y entrent donc que des filles de plus en plus maigres, et de plus en plus jeunes. Avant que ne débute, lundi, la semaine de la haute couture parisienne, Libération a enquêté auprès de créateurs de grandes maisons, de responsables de castings, de directeurs d'agences de mannequins et de top-models. Comment en est-on arrivé à cette silhouette étique ? Qui sont ces filles qui rêvent de changer de vie ? Pourquoi sont-elles de plus en plus jeunes ? Que fait-on pour les protéger ? Car, même si leur (sur)exposition dans l'imaginaire mondial s'inscrit dans un mouvement plus global, où fraîcheur et minceur sont devenues les axiomes de la modernité, il le faudrait. De nos entretiens avec le pédopsychiatre Stéphane Clerget (lire page V) ou avec Natalia Vodianova, la top-model la plus célèbre du moment (lire page IV), s'esquisse le portrait de mannequins
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Publié le 19/01/2007 à 5h32
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