Lausanne envoyée spéciale
Depuis deux semaines, d'inaugurations en fêtes, l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (Ecal) ne cesse de célébrer sa «métamorphose». Elle dispose enfin d'un nouveau bâtiment qui réunit tous les enseignements de cet établissement très coté. C'est à Renens, banlieue travailleuse de Lausanne, que l'ancienne usine de bas nylons Iril a fait sa mue, grâce à Bernard Tschumi et au bureau d'architecture local Claude Fehlmann SA. Quatre puits de lumière créent des liens avec les trois étages, et sont desservis par un grand passage au rez-de-chaussée. Des stores de couleur règlent l'isolation thermique, et la façade sud est habillée d'une résille métallique. Le tour est joué, voici ces anciens locaux pixellisés et maillés, signes de la nouvelle identité artistique du bâtiment.
Excentricité. Dans sa nouvelle peau, elle va encore plus frimer, l'Ecal ! Qu'a-t-elle donc de si extraordinaire cette école pour susciter tant de louanges ? Pour accueillir tant d'enseignants ou d'intervenants bien en vue les graphistes M & M, le designer Ronan Bouroullec, l'artiste Gloria Friedman, la photographe Nan Goldin dans ses différents départements : design graphique, design industriel, arts visuels, cinéma. Et pour faire sortir, sur ses 420 étudiants, beaucoup de créateurs repérés.
«C'est une école dont la formation est très courte mais intense, explique Natacha Lesueur, photographe enseignante à l'Ecal. Les études se déroulent seulement en trois ans, après une




