Quand on pense au Britannique Ross Lovegrove et à son nom traduisible par «bosquet de l’amour», beaucoup d’images surgissent, qui évoquent toute une nature artificielle. La table Ginko, en fibre de carbone, semble flotter comme une feuille, le Cranbrook Pavillon, conçu pour la chorégraphe Martha Graham, roule comme une sphère organique, et le Systemx, lampes modulaires pour Yamagiwa, rappelle d’étonnantes combinaisons de végétaux. Quant à ses chaises Supernatural, pour Moroso, elles s’envolent comme de complexes pétales verts. Son récent Solar Tree, luminaire urbain voyageur qui a été exposé chez Artcurial à Paris, que l’on va retrouver au salon du meuble de Milan, est un concentré du travail évolutif de ce designer né en 1958 à Cardiff et installé à Londres. Cet arbre stylisé brandit fièrement ses branches en acier vertes qui supportent chacune une tête lumineuse, telle une feuille plate argentée. Elle est associée à 38 capteurs solaires, connectés à un système de batterie et à un mécanisme électronique. La lumière est diffusée par des LED. Lovegrove n’imite pas la nature, son arbre «n’est pas un arbre», il célèbre la rencontre entre «art, design et nature». «Comme elle, dit Lovegrove, le design doit s’adapter, notamment à la nouvelle situation du monde, des villes. Dans le respect de l’environnement, mais surtout de l’homme, et pour cela il faut se recentrer sur la Terre, dans une nouvelle relation douce, légère, et harmonieuse avec les technologies de pointe. J’aimerais q
Bon plant de Ross Lovegrove
Réservé aux abonnés
Le Britannique a conçu un lampadaire urbain en forme d’arbre qui a voyagé de Vienne à Milan en passant par Paris.
Publié le 05/04/2008 à 3h17
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus