Non, il ne s'agit pas de la première photo d'un remake hardcore à venir du E.T. de Steven Spielberg. Ni de l'œuvre d'un malade mental reconstruisant, à l'aide de bougie, confiture de fraises et résidus de silicone volés à un chirurgien esthétique spécialisé dans l'implant pénien, l'image du champignon atomique d'Hiroshima. Mais alors de quoi s'agit-il au juste ? Après enquête express auprès de notre service photo, on nous parle d'une «pièce de bœuf crue».
Ça reste à prouver vu que, sur le site de l’agence Corbis qui gère les droits de cette image, le cliché signé d’un Ukrainien vivant à New York (Nikolai Golovanoff) est sobrement titré «Bone with raw meat» («os avec viande crue»).
On a bien compris que le scandale alimentaire qui agite notre actualité, déjà complètement déboussolée par la démission du pape, repose sur la manipulation de la société Spanghero ayant maquillé les étiquettes de viande de cheval vendue comme du bœuf. Mais, sans vouloir vexer qui que ce soit, cette image prouve, s'il était besoin, qu'il n'est pas simple de déterminer ce qui appartient à la gent des équidés ou à celle des bovins. Se révèle depuis quelques jours un appel vibrant à une plus grande clarté de la chaîne alimentaire conduisant de l'animal sur pattes, l'œil vif, la cuisse nerveuse, arborant tous les signes de son identité, au hachis de cadavres portant le doux nom de «minerai» (qui a dit «radioactif» ? ) et nappant des milliers de tonnes de lasagnes, raviolis, et autres dél




