Evidemment il faut avoir gardé son âme d'ado, ou en tout cas une certaine fraîcheur: aimer se déguiser, se téléporter fréquemment dans un monde imaginaire, kiffer la littérature fantastique et l'heroic fantasy. Voire, priser les «concerts de harpe au répertoire celtique et païen à l'occasion de Samain», plus connue en tant que fête des morts, dixit Elise, responsable des animations et conférences du salon du Fantastique, ce week-end à Paris.
Ce vendredi, jour d'Halloween pour certains, de fête des morts pour d'autres, des deux pour tout le monde et même pour ceux qui s'en foutent, a donc lieu le second salon du Fantastique, qui va rassembler tout ce petit monde un peu hobbitesque: «Les fans des mondes imaginaires, de 20 à 40 ans en majorité, des deux sexes. Ce sont des amoureux de littérature, des passionnés de cosplay, de costumes ou de jeux de rôle, de jeux en général, explique Guillaume, l'un des organisateurs. On y retrouve des populations de cultures plus ou moins underground: geeks, goths, vampires, zombies, gnistes.» Gniste? Oui, pour «grandeur nature», ou jeux de rôle dans la vraie vérité du vrai monde.
«Ce salon a été lancé l'année dernière sur les Champs-Elysées. Il est petit, organisé par une association, on en fait le tour en deux heures, mais on peut rester toute l'après-midi si on a envie de jouer, d'obtenir des dédicaces, d'écouter des confére




