On est parfois confrontés à des objets dont on ne sait trop à quoi ils sont destinés. Comme cette petite boîte bleu Klein de bonne facture, en carton épais, velouté, sur laquelle est écrit en lettres dorées «Notebook II», qui sera commercialisée 100 euros à partir de lundi sur le Net (1) et dans quelques points de vente choisis tels que le Palais de Tokyo, Beaubourg ou le Bon Marché. Elle renferme huit carnets, tous différents mais tous richement ornés (à ce prix-là, il faut dire…) : les couvertures sont dorées, gaufrées, décorées de formes géométriques, et les pages réservent d’agréables surprises (des cases de BD à remplir, des lignes de couleurs, un motif à peine visible…). Sur le plus beau apparaît, en relief, un silex dont la partie supérieure est recouverte d’une nappe dorée qui goutte doucement vers le bas. Format passeport (9x14 cm), 20 pages : pas de doute, ces cahiers sont beaucoup trop précieux pour qu’on y inscrive sa liste de course. Mais alors, à quoi servent-ils ?
«Moutons à cinq pattes». Ces petites œuvres d'art sont pensées et fabriquées par l'Imprimerie du Marais, dans les 600 m2 d'ateliers répartis dans l'étroite rue Chapon, à Paris. «Le but est de mettre dans une boîte tous nos savoir-faire, explique le patron, Jacky Przedborski. C'est comme une carte de visite qu'on envoie à nos clients et qu'on vend à un public averti.»
Cet entrepreneur de 40 ans qui emploie 27 salariés s'est spécialisé da




