Les applications à venir de la réalité virtuelle dépassent de très loin le simple cadre du jeu vidéo. Mais les gamers constituent bien sûr le public le plus impatient concernant les nouvelles possibilités offertes par les casques qui s’apprêtent à débarquer dans les mois qui viennent. Précurseur du secteur avec son Rift, Oculus VR l’a bien compris et a annoncé la semaine dernière la tenue d’une conférence le 11 juin, quelques jours avant le début des hostilités de l’E3 à Los Angeles, du 16 au 18 juin. Si on n’attend pas vraiment d’annonce fracassante (une autre conf de plus grande ampleur est prévue mi-septembre), on peut espérer quelques appétissantes démonstrations techniques, ne serait-ce que pour continuer à convaincre l’industrie de l’intérêt de la techno.
Car il y a encore du chemin à parcourir. On se souvient en effet des déclarations, en novembre, de Strauss Zelnick, PDG de Take Two (éditeur, entre autres, de GTA) qui expliquait à Bloomberg «ne pas être prêt» pour la réalité virtuelle. En gros, il préfère laisser le soin aux autres d'essuyer les plâtres pour rejoindre rapidement le mouvement à terme, si l'engouement se confirme.
Une logique qui n'est pas celle d'Ubisoft. Son PDG, Yves Guillemot, annonçait il y a quelques jours : «Nous croyons beaucoup dans la réalité virtuelle, qui permet aux joueurs de s'immerger encore plus. Nous créons actuellement un certain nombre de jeux qui vont profiter de ces nouvelles possibilités.» Il a tout de même précisé faire attention à «la difficulté de jouer longtemps à ce type de jeux».




