Voilà un monde pulvérisé où l’on saute d’un avion à un autre, où l’on se parle par écrans interposés via Skype, voire tout simplement par téléphone - rarement face à face. Un monde hors-sol où chacun est en quête de son semblable autant que de soi-même dans une réalité éclatée par la mondialisation. De multiples cas dressent le portrait d’une humanité aliénée ou éperdue, prise dans un tourbillon qui la dépasse. L’exemple le plus flagrant et le plus réussi est celui de cette jeune femme qui, dans un élan effréné, énumère les caractéristiques – 179, pas moins – de ce qu’elle estime être l’homme parfait. Cette performance phénoménale constitue le point d’orgue d’un spectacle éclaté, mêlant habilement danse et théâtre dans un espace ouvert sur un gigantesque panorama du désert australien. Impeccablement jouée et mise en scène, cette exploration de questions rebattues sur l’identité et l’appartenance déçoit cependant quelque peu par sa tendance à se perdre parfois dans les clichés qu’elle veut dénoncer.
Théâtre
Dernière chance : «Complexity of Belonging»
Publié le 04/06/2015 à 18h46
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