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Une «crotte arc-en-ciel» pour la Serpentine Gallery de Londres

L'édition 2015 du pavillon de la Serpentine Gallery, à Londres, conçu par le cabinet d'architecte Selgascano. (Photo Iwan Baan.)
Publié le 06/07/2015 à 18h36

Chenille, toboggan de maternelle ou intestin grêle ? Pour sa quinzième édition, la Serpentine Gallery londonienne expose son pavillon en face de chez elle, dans les jardins de Kensington. Après Frank Gehry et Sou Fujimoto, le projet a cette année été confié au cabinet d'architecte espagnol Selgascano. Les auteurs de cette expérience coloscopique, José Selgas et Lucía Cano, cosignent une installation éphémère aux multiples orifices, à pénétrer gaillardement entre amis par ses nombreuses entrées, ce afin de «permettre au public de découvrir l'architecture à travers des éléments simples : structure, lumière, transparence, ombres, légèreté, forme, sensibilité, changement, surprise, couleur et matériaux», ont-ils déclaré.

Déployée sur le gazon, sa structure se compose d'un squelette métallique et d'une coque transparente bigarrée conçue en EFTE (ou éthylène tétrafluoroéthylène, une alternative au verre, très solide). Chrysalide estivale, ce pavillon, qui accueillera jusqu'à 300 000 visiteurs, est traditionnellement l'une des installations les plus visitées au monde. Ce tunnel pop géant, que la facétieuse presse anglo-saxonne désigne déjà sous l'aimable sobriquet de «crotte arc-en-ciel», est destiné à être vendu à sa fermeture au public, à l'automne.

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