La grève historique à la National Gallery de Londres, l’un des musées les plus visités au monde, se poursuit sans trêve : depuis le 11 août se tient chaque jour à Trafalgar Square un bras de fer avec la direction de l’institution. Deux cents employés du musée manifestent contre la privatisation de leur poste et leur transfert à la société Securitas, prévue pour novembre, soit une sous-traitance des services dans un musée public décidée sans concertation. Dans un climat d’austérité prôné par le gouvernement Cameron, le mouvement social est soutenu par des personnalités britanniques tel le cinéaste Ken Loach, et une pétition en ligne cumule déjà plus de 130 000 signatures. La prise de fonction, le 17 août, de Gabriele Finaldi, le nouveau directeur (un ancien du Prado de Madrid), suffira-t-elle à ouvrir les négociations ? «Nous avons obtenu un rendez-vous avec la direction en fin de semaine dernière», confirme Richard Simcox, chargé de communication du syndicat PCS (Public and Commercial Services), estimant qu’il est encore «trop tôt pour se prononcer».
Les employés de la National Gallery toujours en grève
Le mouvement social, qui dénonce une privatisation des services de sécurité du musée londonien, a débuté le 11 août.
Publié le 27/08/2015 à 17h16
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