La filmo de Philippe Haïm, à la fois réalisateur (les Dalton, Secret Défense) et compositeur, n'avait pas vraiment de quoi nous rassurer. Et pourtant, le format choisi (une mini-série de trois épisodes), le style (un polar en noir et blanc) et la liberté que laisse Arte aux auteurs d'aller au bout de leurs idées ont fini de nous intriguer. Son Immersion est plutôt réussi du point de vue formel. Avec son policier à la dérive, atteint d'une maladie du cerveau qui lui provoque des hallucinations et l'amène à court terme vers la mort, le réalisateur s'autorise toutes les folies formelles qu'il avait en tête. Le résultat est beau. Parfois trop, car ses délires esthétiques prennent le pas sur l'histoire qui, elle, ne s'embarrasse pas de fioritures : notre flic au cerveau malade est prêt à tout pour infiltrer un réseau de dealers qui s'apprêtent à arroser Paris d'une nouvelle substance dangereuse, piège dans lequel sa fille risque de tomber. Le tout dans un climat d'hyperviolence qui rappelle Sin City. A retenir côté acteur, le toujours classieux Swann Arlaud (qu'on ne voit jamais assez) et Pénélope-Rose Lévèque dont la fragilité de façade jure avec la belle rage intérieure qui l'anime. Et nous scotche.
A la télé ce soir
Une calotte polar
(Arte )
ParDavid Carzon
Publié le 06/01/2016 à 18h01
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