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Témoignage

A l’Odéon occupé, «le rapport de force avec ce gouvernement est vital»

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Comment ça va, la culture ? Tous les jours ou presque, la newsletter «Libé Culture» demande à des artistes et acteurs du secteur des nouvelles de ce qu’ils fabriquent, tant bien que mal. Aujourd’hui, Valérie Massadian, cinéaste, qui nous parle depuis le théâtre parisien occupé.

Devant le théâtre de l'Odéon occupé, le 5 mars. (Francois Mori)
ParJulien Gester
correspondant à New York
Publié le 19/03/2021 à 10h46

Cinéaste après avoir été notamment garagiste, mannequin ou scénographe, Valérie Massadian est l’auteure de deux beaux longs métrages, Nana et Milla. Depuis douze jours, elle prend part jour et nuit à l’occupation du théâtre de l’Odéon à Paris.

«Quand l’occupation a commencé, j’ai eu une nuit d’hésitation avant de revenir à Paris pour m’y joindre, car je savais que ça avait été organisé par la CGT Spectacle et que j’ai une réticence vis-à-vis des syndicats – à qui je reconnais des acquis non négligeables mais aussi des lâchetés, certaines trahisons. Mais je suis aussi à un moment de vie où je considère que face à ce qui est en train de se construire, ou surtout de se détruire, à travers les lois délirantes pondues par ce gouvernement, il faut s’élever contre les effets extrêmement graves de la politique sur la vie de beaucoup de gens. Et cette occupation est pour moi cohérente avec les dernières batailles qui ont pu être menées socialement.

«On fait deux AG par jour, matin et soir, avec une très belle écoute, autour de cette idée de parvenir à faire durer, à faire comprendre aux gens ce qu’on est en train de faire. C’est très riche, divers, nourri par des gens qui viennent dans les agoras avec leurs métiers très loin de ce qu’on peut connaître, leurs expériences. J’apprends énormément. Il y a toutes sortes de so

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