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Mobilisation

Les Gazaouis exclus du dispositif d’accueil d’artistes exilés «Pause», le gouvernement pointé du doigt pour discrimination

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Le comité Ma’an, engagé depuis plus deux ans pour faire évacuer en France des talents via le programme «Pause», tente de mobiliser contre le manque de volonté voire les «actes discriminatoires notoires» du gouvernement français à leur encontre.

A Angers, le 6 février 2025. Des musiciens palestiniens et leurs familles sont accueillis depuis le 9 janvier par l'association Al Kamandjati, après avoir fui Gaza. (Jean-Michel Delage/Hans Lucas. AFP)
Publié le 27/01/2026 à 18h28

Face au silence des autorités, la mobilisation s’organise autour des artistes et chercheurs de Gaza, lauréats du programme d’accueil Pause, seul programme public français aidant artistes et scientifiques à quitter l’une des enclaves les plus dangereuses du monde accompagnés de leur famille. Le 15 janvier, les ministères des Affaires Etrangères, de la Culture, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, ainsi que le ministère de l’Intérieur, annonçaient que les Gazaouis n’étaient désormais plus autorisés à candidater à ce programme du Collège de France permettant de délivrer des «passeports talents». Raison officielle : évacuation trop compliquée, la faute aux autorités israéliennes et jordaniennes.

L’écran de fumée semble si immense qu’il fait tousser Marion Slitine au téléphone. Chercheuse au CNRS,

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