«Je vous le demande, a déclaré samedi l’acteur Alec Baldwin à la meute de “journalistes” qui le traquent depuis plusieurs jours au fin fond du Vermont, combien de coups de feu ont été tirés sur les plateaux de cinéma depuis soixante-dix ans, et combien d’accidents y a-t-il eu ?» On mettra volontiers sur le compte de l’émoi excédé le fait qu’il implique ainsi que le cinéma commence en 1950, et on retiendra plutôt l’idée. Car si la tragédie survenue sur le tournage de Rust − l’acteur ayant par ailleurs annoncé que le tournage ne reprendrait pas − a provoqué les réactions à fleur de peau habituelles et les tweets énervés, il est vrai que ce genre d’accidents est rare, et qu’au lieu de bannir les armes des tournages, il serait sans doute plus judicieux de seulement respecter et renforcer les règles en usage. Les faits qui continuent d’être dévoilés par le bureau du shérif de Santa Fe confirment seuleme
Western maudit
Affaire Baldwin : les armes à feu, un réel qui détonne sur les plateaux de cinéma
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Manque d’expérience, conditions de travail low-cost, règles de sécurité piétinées... La mort accidentelle d’une directrice de la photographie sur le tournage de «Rust» braque les projecteurs sur la libre circulation des armes à feu lors des tournages.
Sur le tournage de «Rust», en octobre. (Jae C. Hong/AP)
Publié le 01/11/2021 à 17h59
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