C’est une vitrine sur l’avenue qui mène à la basilique Saint-Pierre de Rome. Au numéro 5 de la via della Conciliazione, cette devanture, éclairée la nuit, est aujourd’hui une galerie qui expose une œuvre de l’artiste brésilien Jonathas De Andrade. Intitulée Cappella della liberazione («chapelle de la libération»), cette œuvre tombe du plafond en de multiples panneaux de bois avec des slogans et des images en sérigraphie. On y lit les mots «éducation», «engagement», «rébellion pacifique», «justice», «révolution», «effacement des dettes», «foi audacieuse» accolés à des photos de paysans, de manifestations, une iconographie latino et radicale très seventies. C’est dans les archives de la Fondazione Basso (Lelio Basso était un militant socialiste, antifasciste, qui a collecté un fonds à Rome sur la répression, les violations des droits de l’homme et les mouvements de libération pendant les dictatures en Argentine et au Brésil) que Jonathas De Andrade a puisé ses images. Fait étonnant : cette galerie-vitrine témoigne du regain d’intérêt du Saint-Siège pour les artistes puisqu’elle appartient au Vatican.
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A Rome, le Vatican prêche pour l’art contemporain
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Avec son programme Conciliazione 5 et sa galerie dédiée vers la basilique Saint-Pierre, le Saint-Siège veut faire des ponts entre ses missions spirituelles et l’art contemporain. Inspirant aussi la délégation catholique française à Rome.
Dans «Sorelle senza nome» de Jonathas De Andrade. (Francesco Gili)
Publié le 11/01/2026 à 15h46
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