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Enquête

Au Centre national d’art contemporain à Grenoble, un conflit autour d’une accusation de violences sexuelles s’ajoute à la crise sociale

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Fragilisé par des années de conflit social, le Magasin, rouvert en 2022, a fait face ces dernières semaines à une grève de ses employés qui réclament de meilleures conditions de travail. SUD culture dénonce également le cas d’une ancienne salariée qui poursuit le lieu aux prud’hommes et aurait été poussée à la porte alors qu’elle était lanceuse d’alerte sur un cas de VSS.

Devant le Centre national d'art contemporain de Grenoble, qui a rouvert en 2022. (Pierre Jayet/Hemis. AFP)
Publié le 08/12/2025 à 11h35

Que se passe-t-il au Magasin ? L’ancienne friche industrielle semblait renaître de ses cendres après des années difficiles. Le lieu grenoblois a été labellisé centre d’art national cet automne et des expositions remarquées s’y sont déroulées. Mais, alors que la directrice du lieu, Céline Kopp, a annoncé il y a quelques semaines son départ pour le Musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice (Mamac), une nouvelle crise est venue percuter l’institution.

Le 13 novembre, le syndicat SUD culture dénonce dans un communiqué des «violences au travail» et la gestion d’une situation de violence sexuelle présumée au sein de la structure ayant mené au licenciement de la lanceuse d’alerte. Dans la foulée, neuf salariés sur onze, en comptant la directrice – se mettent en grève le 19 novembre pour réclamer de meilleures conditions de travail et demandent la réintégration d’une autre de leur collègue mise à pied pour faute grave.

Ce n’est pas la première crise qui survient au Magasin. Arrivée en 2022, Céline Kopp avait trouvé un lieu fermé depuis un an et demi, des tutelles proches du désengagement et une équipe en souffrance. Avant elle, le directeur Yves

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