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IA : Paris Photo cherche son empreinte digitale

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La foire, dont la 28e édition s’ouvre jeudi 13 novembre au Grand Palais à Paris, prend le pouls du marché de la photographie en accordant de plus en plus de place au secteur consacré au numérique, encore très volatil.

«Freedom» de Kevin Abosch. (Kevin-Abosch)
Publié le 10/11/2025 à 7h00

«Un chaos a envahi la surface du visible et bouscule l’ordre esthétique d’hier, c’est le chaos des esthétiques aberrantes qui se répandent par les flux ininterrompus d’images», écrivait André Rouillé dans la photo numérique. Une force néolibérale en 2020 (éditions L’Echappée). Deux ans avant la lame de fond des intelligences artificielles génératives, outils capables de produire à foison des images à partir d’instructions écrites (prompt), l’universitaire français mort en mai écrivait aussi : «La quête de vérité s’est transformée en consommation de fictions.» Alors comment la photographie tire-t-elle son épingle du jeu dans une telle pétaudière ? Qu’est-ce qui fait la valeur d’une image aujourd’hui ?

C’est tout l’enjeu de Paris Photo, la grande foire dédiée à la photographie et à l’image, dont la 28e édition démarre jeudi 13 novembre au Grand Palais. Chaque année, elle prend le pouls du marché, mais aussi des photographes dont certains, fébriles, ont le blues.

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