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«Le Dessin à l’œuvre» : à Rouen, un moment esquisse

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Cinq expositions gratuites dans les musées de la ville explorent les facettes d’un art longtemps considéré comme préparatoire avant de s’émanciper dans toute sa diversité.

Georges-Antoine Rochegrosse (1859-1938), «Salammbô repousse Mâtho qui lui déclare son amour», aquarelle préparatoire pour une planche hors-texte d'une édition de 1900. (Yohann Deslandes/Musée des Beaux-Arts de)
Publié le 29/12/2025 à 6h09

«Presque tout ce qui nous entoure est le fruit d’un dessin», remarque Juliette Green devant son installation à la corderie Vallois, une ancienne fabrique de cordes transformée en musée, près de Rouen. «Le dessin fabrique notre réalité grâce à des croquis, des patrons et des plans mais il n’en a pas toujours été ainsi.» Adepte d’un graphisme qui mélange texte et dessin, dans un dédale de phylactères et de pictogrammes, l’artiste a mené une réflexion à partir de vieux dessins industriels obsolètes. Sous forme de cinq panneaux didactiques et pince-sans-rire, Juliette Green interroge le rôle du dessinateur industriel et la présence d’archives inutilisables dans les fonds de la ville. Juste à côté, des magnifiques catalogues de dessins préparatoires aux «indiennes», tissus produits en masse dans les manufactures rouennaises à partir du XVIIIe siècle, témoignent du talent des dessinateurs de toiles imprimées – ils étaient très demandés – pour l’ameublement, les vêtements, les mouchoirs ou les châles. «Aujourd’hui, dans l’industrie, il n’y a plus de dessin à la main, tout est produit

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