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Exposition

«Philip Guston, l’ironie de l’histoire» au musée Picasso, satire de toute part

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Le musée parisien consacre une exposition à l’artiste américain qui, avec son pinceau gouailleur, grotesque, et ses caricatures, a chroniqué le passage de Nixon à la Maison Blanche. Jusqu’au 1er mars.

Guston a produit 200 caricatures de Nixon. (Mark Mann)
Publié le 13/12/2025 à 10h02

Au cœur de l’exposition, brève et néanmoins méandreuse, que le musée Picasso consacre à Philip Guston, s’alignent les caricatures d’un piteux Richard Nixon, les joues pendantes et poilues comme des bourses, le nez phallique (et mou), remplissant chaotiquement ses obligations de chef d’Etat américain ou, plus souvent, se dorant la pilule sur une plage de Floride. Sans pitié, l’artiste s’en est donné à cœur joie pour chroniquer, en 1971, en quelque 200 dessins, les avanies de la présidence du Poor Richard, contraint à la démission à la moitié de son deuxième mandat. Un portrait au vitriol enfonce le clou et finit de noyer Nixon dans le rose saumâtre, typique de la palette terne et incertaine de Guston qui le représente en boiteux affligé d’une patte folle infectée d’une très vilaine phlébite. Pas de quoi se mettre dans tous ses états. L’artiste ne s’est lui-même pas ménagé, se figurant, calfeutré sous une couverture trop petite pour lui (ses souliers cloutés dépassent ainsi que ses tibias maigrelets), en train de dormir à poings fermés, cerné par un fond noir comme ses idées. Précaire, amorphe, éteint, ce petit homme, dépeint à gros traits, semble avoir renoncé à tout et, d’ailleurs, s’en moquer.

A ce moment, en 1977, Guston n’a pas le moral – ce qui ne l’empêche pas d’être au sommet de son art. Un autre Philip,

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