L’histoire est un champ de bataille féroce. L’art aussi, a fortiori à l’ère trumpiste. Pour la première fois montré à Paris, après avoir été ciblé par la censure révisionniste de l’administration Trump, l’Américain Titus Kaphar s’est fait un nom en révélant la violence systémique aux Etats-Unis et en bousculant les figures héroïques nationales. Dans sa puissante exposition à la galerie Gagosian, ses toiles racontent les histoires d’esclaves évadés ou torturés, ses ingénieux tableaux avec panneaux escamotables révèlent des récits tabous – le meurtre d’un maître par Celia, une esclave violée, un amour entre Irish Nell, une femme blanche, et Charles, un esclave noir… Dans la lignée d’artistes africains américains qui s’emparent du récit national pour le réinterpréter (Robert Colescott, Kara Walker…), à l’aide de techniques telles que le blanchiment, le noircissement, les tableaux à panneaux secrets, Titus Kaphar explore les histoires non digérées de l’Amérique pour «créer un contre-récit à l’intérieur même du récit, et inviter à reprendre le fil d’une mémoire collective», écrit l’historienne d’art
Exposition
Titus Kaphar, artiste américain : «Je veux me concentrer sur les moments de résistance, de liberté»
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Rencontre avec l’artiste dont la puissante exposition à la galerie Gagosian bouscule l’histoire américaine, des contradictions de George Washington à la censure de Donald Trump.
«Scourged» par Titus Kaphar (2025). (Chris Gardner)
Publié le 02/02/2026 à 17h17
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