En 2017, il déjouait le feu avec une œuvre mettant en scène une timide végétation sur un parterre de bois calciné. Depuis mardi matin, l’image de l’atelier de Michel Blazy situé à l’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est, à peu de choses près, similaire : une poudre noirâtre a recouvert les ruines du lieu de création de l’artiste connu pour ses installations biodégradables. Le hangar, qu’il partageait avec d’autres artistes, a brûlé dans la nuit du 9 au 10 février. Et ça n’est pas un atelier comme les autres qui a été dévasté mais un laboratoire grouillant de vie dans lequel le plasticien expérimentait le temps long.
«Le feu s’est déclaré vers 3 heures du matin, dans la nuit. Le temps que mon fils s’en rende compte dans la nuit, les flammes étaient déjà énormes», témoigne Michel Blazy, joint par Libé. Il se souvient d’un déploiement de pompiers «assez incroyable», environ «70 hommes» qui «ont mis près de cinq heures à éteindre l’incendie». Leur analyse n’a pas permis d’é




