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Le personnel du Louvre vote la suspension de la grève, le musée intégralement ouvert ce mercredi

Après une interruption de la mobilisation décrétée pour les fêtes de fin d’année, les salariés avaient voté un nouveau débrayage lundi. «Le mouvement n’est pas arrêté», prévient toutefois la CGT.

Des salariés du Louvre mobilisés le 17 décembre 2025. (Mohamad Salaheldin Abdelg Alsaye/Anadolu. AFP)
Publié le 07/01/2026 à 12h38, mis à jour le 07/01/2026 à 13h35

Un possible chemin vers l’apaisement au Louvre : 200 à 300 salariés ont décidé de ne pas voter la poursuite leur grève ce mercredi 7 janvier, lors d’une assemblée générale organisée dans la matinée, ont fait savoir des sources syndicales. Le musée a donc pu ouvrir entièrement aux visiteurs, après un débrayage voté lundi, avant la traditionnelle journée de fermeture hebdomadaire mardi.

«La grève n’est pas votée aujourd’hui parce qu’il faut se donner du souffle, mais le mouvement n’est pas arrêté», a précisé Valérie Baud, déléguée CFDT, mais reste «profond et multifactoriel», et n’a rien à voir avec «la colère d’un jour».

La présidente du Louvre, Laurence des Cars, recevra ce mercredi après-midi les agents mobilisés, a confirmé Valérie Baud à Libé. «Il était temps, au bout d’un mois», commente la syndicaliste.

Faute d’avancées suffisantes dans les discussions avec le ministère de la Culture, le préavis déposé début décembre par l’intersyndicale n’a pas été levé et une nouvelle AG est prévue jeudi matin.

«On n’a pas envie de s’enliser», commentait-elle lundi soir. Elle se félicitait néanmoins de la reprise, depuis janvier, de la reprise d’un «dialogue intelligent» entre les différentes parties – les employés mobilisés contre leurs conditions de travail et le ministère de la Culture, tutelle de l’établissement public.

«Contre la vétusté du palais»

La mobilisation avait débuté courant décembre et avait donné lieu à trois jours grève, laissant, le premier jour, les visiteurs désemparés face aux portes closes du bâtiment. Une ouverture partielle avait été décrétée par la direction les autres jours, avant que les agents ne décident, le 19 décembre, d’une trêve sociale à l’approche des fêtes de fin d’année.

Cette semaine de rentrée, le mouvement social a repris, menée par des salariés plus que jamais remontés «contre la vétusté du palais et le projet LNR», selon une banderole déployée lundi sous la pyramide, faisant écho au Louvre – Nouvelle Renaissance. Le projet, souhaité par Emmanuel Macron, vise à doter le musée d’une nouvelle entrée et à créer un parcours spécifique pour la découverte de la Joconde. Financé à hauteur de 800 millions d’euros, il devrait donner lieu à de nouveaux recrutements - l’une des revendications du personnel du musée.

Le personnel du Louvre exige que soient présentés au plus vite des plans de rénovation de l’immense musée, qui a accueilli neuf millions de visiteurs en 2025. Il demande aussi davantage de moyens pour assurer l’accueil des visiteurs. Le braquage historique qui a frappé l’institution le 19 octobre a mis en lumière d’importantes failles de sécurité.

Depuis, le bâtiment a connu plusieurs détériorations, une galerie a dû fermer en novembre à cause de la fragilité de ses poutres, et une fuite a ravagé de nombreux ouvrages du département des Antiquités égyptiennes, début décembre. «Ce musée, pour le remettre totalement aux normes et totalement d’aplomb, il faudrait presque le fermer définitivement», admettait la ministre de la Culture, Rachida Dati, en novembre dernier.

Mis à jour à 13h18 avec l’ajout des propos de Valérie Baud
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