Le bras de fer entre personnel et la direction du plus vaste musée du monde se poursuit. Après une première mobilisation avant les fêtes de fin d’année, le mouvement social pour de meilleures conditions de travail et d’accueil du public reprend au Louvre, avec une grève votée à l’unanimité par les agents réunis en AG dans la matinée de ce lundi 5 janvier, a appris Libération de source syndicale. Le musée reste partiellement ouvert, dont le «parcours chefs-d’œuvre», qui inclut notamment la Joconde, la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace, a indiqué la direction à l’AFP.
Le ministère de la Culture a promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des recrutements et revalorisations indemnitaires. Mais face à des propositions «toujours jugées insuffisantes et en dessous des réalités du quotidien», la détermination des personnels du musée reste «intacte», ont affirmé les syndicats CFDT, CGT et SUD Culture Solidaires dans un communiqué commun daté du 19 décembre.
«Donner du souffle aux négociations»
Lundi 15 décembre, le musée était resté portes closes après le vote à l’unanimité d’un mouvement de grève, reconduit les 17 et 18, malgré une ouverture partielle des salles du musée décidée par la direction. Le lendemain, les agents avaient choisi de mettre un terme au mouvement, tout en maintenant leur préavis faute d’«avancées suffisantes» dans les négociations, selon les syndicats majoritaires. «On n’a pas voté la grève parce qu’on veut donner du souffle aux négociations», avait alors expliqué à l’AFP Valérie Baud, déléguée CFDT.
Parmi les revendications des agents figurent la pérennisation de l’emploi, la création de postes, la revalorisation des salaires et la réduction de la charge de travail. Les salariés demandent également la réalisation de travaux de remise en sûreté des bâtiments, alors que l’institution parisienne a subi un casse historique le 19 octobre. Cet incident d’ampleur a mis sur la sellette la présidente du musée, Laurence des Cars, qui a dû s’expliquer à plusieurs reprises face aux parlementaires.




