Fallait-il restaurer la tapisserie de Bayeux avant de la faire voyager ? C’est l’option que préconisaient les restauratrices textile chargées de l’œuvre… Fermé au public dimanche 31 août, le musée de la tapisserie de Bayeux démarre deux années de travaux afin d’offrir un nouvel écrin au trésor médiéval. A la fois pour le valoriser mais aussi pour, à terme, le restaurer. Manne touristique pour la ville, la tapisserie a attiré 172 000 visiteurs cet été et 17 millions de visiteurs depuis 1983. En projet depuis 2013, la rénovation de ce musée municipal – il est dépositaire de l’œuvre qui appartient à l’Etat – s’est accompagnée d’études pour mieux connaître la tapisserie, afin d’en assurer une conservation optimale, de l’exposer avec le plus grand soin et de la restaurer dans les meilleures conditions. La dernière restauration remontant au XIXe siècle.
Début 2020, la tapisserie de Bayeux a été sortie de sa vitrine pour être examinée par une équipe de huit restauratrices en vue d’un constat d’état. Les professionnelles ont relevé toutes les altérations de la toile (taches de cire, déchirures, plis, accrocs, etc.), certaines peu évolutives dans un climat tempéré (18° ou 20° degré) et d’autres plus préoccupantes, liées à des problèmes de structure, comme des plis pouvant engendrer des déchirures. 16 000 plis et 10 000 trous ont été constatés, impressionnant mais pas si étonnant, au vu de l’ancienneté (près de 1 000 ans) et d




