Trois espèces d’oiseaux à Jérusalem s’échinent à faire «nid commun» : un bulbul endémique du Moyen-Orient, une drara (volatile arrivé dans les années 60) et un martinet voyageur. Trois manières d’habiter le monde : paisible, invasive, nomade. Sur le plateau bardé de cordes et de poulies d’Au nom du ciel, ce sont trois comédiens en habits bariolés, voletant entre les airs et la terre ferme, qui se prennent le bec et pépient sur la ville qu’ils observent en contrebas.
Boîte à kebab géante
Le metteur en scène israélien Yuval Rozman, exilé en France, avait débuté Quadrilogie de ma Terre, exploration de son lien au pays natal, dans les souterrains avec Tunnel Boring Machine en 2016 ; elle se clôt avec une vue du ciel du conflit israélo-palestinien. Or, les oiseaux ont des yeux partout : ils ont vu ce soldat de Magav abattre le jeune Palestinien autiste Iyad al-Hallaq en 2020 – l’affaire avait ébranlé Jérusalem. Depuis là-haut, rendront-ils un verdict impartial ?




