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Scène

Avec «Au nom du ciel», Yuval Rozman cherche la bonne hauteur

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Le metteur en scène né ­à Tel-Aviv clôt sa quadrilogie sur son pays natal avec une pièce où trois oiseaux amoraux font le procès du conflit israélo-palestinien.

Les comédiens incarnent un bulbul, une drara et un martinet, voletant autour d’une boîte à kebab géante. (Frederic Iovino)
Par
Victor Inisan
Publié le 09/12/2025 à 4h49

Trois espèces d’oiseaux à Jérusalem s’échinent à faire «nid commun» : un bulbul endémique du Moyen-Orient, une drara (volatile arrivé dans les années 60) et un martinet voyageur. Trois manières d’habiter le monde : paisible, invasive, nomade. Sur le plateau bardé de cordes et de poulies d’Au nom du ciel, ce sont trois comédiens en habits bariolés, voletant entre les airs et la terre ferme, qui se prennent le bec et pépient sur la ville qu’ils observent en contrebas.

Boîte à kebab géante

Le metteur en scène israélien Yuval Rozman, exilé en France, avait débuté Quadrilogie de ma Terre, exploration de son lien au pays natal, dans les souterrains avec Tunnel Boring Machine en 2016 ; elle se clôt avec une vue du ciel du conflit israélo-palestinien. Or, les oiseaux ont des yeux partout : ils ont vu ce soldat de Magav abattre le jeune Palestinien autiste Iyad al-Hallaq en 2020 – l’affaire avait ébranlé Jérusalem. Depuis là-haut, rendront-ils un verdict impartial ?

Pas sûr, car les oiseaux n’ont aucune morale. Iyad est mort, se désolent-ils, dommage, il leur filait des restes de bagel au

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