En quelques jours, Delphine Groux, la présidente de l’association du festival d’Angoulême, est passée de figure d’autorité à celle de forcenée. Samedi, le monde de la bande dessinée était suspendu au verdict de l’appel à projets qu’elle pilotait pour savoir enfin qui aurait la gestion de l’événement pour les dix prochaines années. Aujourd’hui, autrices, auteurs, éditeurs petits et gros attendent que les pouvoirs publics parviennent à obtenir sa démission ou la déloge de force pour assurer la survie du festival.
Fille de Francis Groux, l’un des trois cofondateurs du festival en 1971 et figure centrale du tissu associatif angoumoisin qui a permis de faire de la Charente un lieu particulier pour la bande dessinée, Delphine Groux est aujourd’hui considérée comme le dernier obstacle à une possible sortie de crise. Après la mise hors jeu du directeur de 9eArt +, Franck Bondoux, la tenue d’une édition dans deux mois est suspendu en grande partie à son départ à elle.
Dans un geste désespéré, jeudi matin, l’Association qu’elle incarne a tenté d’effacer la plus grave crise qu




