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Libération
Le billet de Marius Chapuis

Ecarté d’un festival d’Angoulême en lambeaux, l’ancien délégué général Franck Bondoux s’engouffre dans des représailles judiciaires délétères

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Se disant victime d’une cabale menée pêle-mêle par la presse, les artistes, les éditeurs et les pouvoirs publics, le directeur de 9eArt + a annoncé assigner en justice pour «concurrence déloyale et parasitisme» l’association qui tente de faire revivre le festival de BD. Sans avoir presque aucun mot pour les auteurs et leurs revendications.

Pour Franck Bondoux, le festival de BD se serait «retrouvé au centre d’enjeux militants», piégé par la polarisation d’une société «où tout doit être noir ou blanc». (Joel Saget/AFP)
Publié le 29/01/2026 à 18h54

Dans une salle vide du 43e étage de la tour Montparnasse, dos à la baie vitrée qui renvoie à l’assistance un Paris englouti par la brume, Franck Bondoux a convoqué la presse. Il lui fait face, seul, les jambes croisées sur sa chaise de bureau. Il ne manque que le chat sur les genoux pour compléter la panoplie de méchant de James Bond. Le directeur général de 9eArt +, à la tête d’un festival qui n’existe plus, est là pour rétablir les faits, corriger les erreurs d’une presse «qui n’est pas au niveau». Symboliquement, il tient conférence le jour où devait débuter la 53e édition du festival d’Angoulême, si la fronde des auteurs et des éditeurs n’avait tout jeté par terre.

Puisque personne n’a da

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