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Festival d’Angoulême : pour l’auteur et spécialiste Benoît Peeters, «on met cinquante ans à construire une image et quelques mois à la détruire»

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Témoin de la paupérisation de la profession, le président des Etats généraux de la bande dessinée accuse la gestion du festival, estimant que «la confiance a été rompue» ces dix dernières années.

Benoît Peeters à Lagrasse (Aude) en 2024. (Idriss Bigou-Gilles/Hans Lucas)
Publié le 20/11/2025 à 5h08

Benoît Peeters a la voix éraillée. «Je suis curieusement tombé malade au moment où arrivaient les mauvaises nouvelles.» Le scénariste et conseiller éditorial, essayiste, spécialiste d’Hergé et grand connaisseur des rouages du monde de la BD, ne cache pas sa fatigue en pleine apocalypse d’Angoulême. Le Syndicat national de l’édition a annoncé ce mercredi 19 novembre l’absence de ses membres de l’édition 2026, semblant rendre l’annulation inévitable.

Président des Etats généraux de la bande dessinée convoqués en 2015 pour récolter les doléances des auteurs exposés à une paupérisation grandissante de la profession, il a vu monter la colère. En 1985, il remportait avec François Schuiten le Fauve d’or (anciennement Alfred) du meilleur album au Festival d’Angoulême ; aujourd’hui, il ne reconnaît plus cet événement qu’il a fréquenté avec passion.

Comment interprétez-vous les rebondissements autour du Festival d’Angoulême ?

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