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Festival d’Angoulême : une sortie de crise s’esquisse

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Après une semaine de révolte des artistes et éditeurs, le festival se recompose. Ses anciens dirigeants sont mis hors jeu et le pouvoir est confié à une association de médiation. Assez pour sauver l’édition 2026 ?

Au dernier festival d'Angoulême, le 31 janvier 2025. (Romain Perrocheau/AFP)
Publié le 17/11/2025 à 10h36

«Cette idée qu’Angoulême est un bien commun, cette phrase qu’on répète tout le temps comme pour lui donner une existence, tout d’un coup, on a l’impression qu’elle est en passe de se concrétiser», disait à Libération un membre du Syndicat des éditeurs alternatifs au sortir d’une énième réunion ce week-end.

Ce lundi matin, dans un communiqué, les pouvoirs publics esquissent les premières lignes de ce qui ressemble à une sortie de crise. «Nous, partenaires publics du festival, avons pleinement conscience que ce sont les autrices et les auteurs qui, avec leurs maisons d’édition, font le festival. Nous souhaitons rétablir avec elles et avec eux, un dialogue fécond pour repenser le festival. Nous avons constaté l’échec de la mise en concurrence organisée par l’association du Festival international de la bande dessinée (FIBD) pour désigner l’opérateur qui organisera le festival à l’avenir. Nous prenons acte du retrait immédiat de Franck Bondoux et de la fin de la collaboration de l’association du FIBD avec ses sociétés 9eArt+ et Partnership Consulting [son holding, ndlr] : les équipes en place piloteront le festival en 2026 et nous nous assurerons qu’elles adoptent des mesures immédiates en faveur des autrices et des auteurs.»

En clair, cela revient à dire que le dernier verrou a sauté.

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