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Polémique

Le festival d’Angoulême écarte son organisateur contesté : sortie de crise ou «nouvelle manœuvre dilatoire» ?

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L’association qui a fondé le festival a annoncé jeudi la tenue d’un processus vraiment démocratique pour nommer le futur organisateur de l’événement, dont l’actuel et contesté 9e Art + serait exclu. Une décision jugée tardive et hypocrite par les acteurs du milieu.

Le délégué général Franck Bondoux et la présidente de l'association du festival, Delphine Groux, lors de la 44e édition en 2017. (Yohan Bonnet/AFP)
Publié le 13/11/2025 à 13h12

De loin, cela ressemble à une sortie de crise. A une main tendue. Limite un «je vous ai compris». Après un bras de fer terrible menaçant la tenue de la prochaine édition du festival d’Angoulême, censée se dérouler dans deux mois, et la survie même de ce poumon de la bande dessinée, l’association de passionnés angoumoisins qui a fondé l’événement dans les années 70, qui décide toujours de son avenir et en confie la gestion, lâche enfin son partenaire particulier, 9e Art +, organisateur unanimement dénoncé par les autrices, les auteurs et les éditeurs. Mieux, l’association se propose d’organiser un processus vraiment démocratique pour que l’ensemble de la profession puisse se prononcer et participer à la refonte du festival. Alléluia ?

«Grotesque», plutôt, nous dit-on du côté des éditeurs. Alors que toute la profession s’épuise en réunion d’urgence, en visio de crise, et en débrief, alors que les pouvoirs publics s’agitent dans tous les sens pour sauver le festival d’Angoulême de l’effondrement imminent, l’association du festival lâche sa proposition sans avoir prévenu personne, s

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