De loin, cela ressemble à une sortie de crise. A une main tendue. Limite un «je vous ai compris». Après un bras de fer terrible menaçant la tenue de la prochaine édition du festival d’Angoulême, censée se dérouler dans deux mois, et la survie même de ce poumon de la bande dessinée, l’association de passionnés angoumoisins qui a fondé l’événement dans les années 70, qui décide toujours de son avenir et en confie la gestion, lâche enfin son partenaire particulier, 9e Art +, organisateur unanimement dénoncé par les autrices, les auteurs et les éditeurs. Mieux, l’association se propose d’organiser un processus vraiment démocratique pour que l’ensemble de la profession puisse se prononcer et participer à la refonte du festival. Alléluia ?
«Grotesque», plutôt, nous dit-on du côté des éditeurs. Alors que toute la profession s’épuise en réunion d’urgence, en visio de crise, et en débrief, alors que les pouvoirs publics s’agitent dans tous les sens pour sauver le festival d’Angoulême de l’effondrement imminent, l’association du festival lâche sa proposition sans avoir prévenu personne, s




