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Libération
Reportage

Les Fêtes interconnectées de la bande dessinée à Paris, «c’était ouf parce que la situation était complètement ouf»

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Montés en un temps record après l’annonce de l’annulation du festival d’Angoulême fin novembre, les événements autogérés dans plusieurs villes du pays se sont déroulés dans une atmosphère de joyeuse convergence des luttes. Déambulation dans l’édition parisienne, entre la Maison des métallos et Ground Control.

A la Maison des métallos à Paris samedi 31 janvier, où une partie des événements du Girlxcott étaient organisés. (DR)
Publié le 01/02/2026 à 20h00

C’est l’heure de son discours et elle fait des allers-retours nerveux à la Maison des métallos (Paris XIe), un journal froissé et quelques notes à la main. Lucie Servin a la voix qui tremblote, juchée sur l’escalier central, sa langue fourche parfois, son téléphone sonne au milieu d’une phrase, elle l’éteint laborieusement, s’excuse d’être une «mauvaise élève». Mais le respect qu’impose la journaliste de l’Humanité est immense : si cette foule de bédéphiles est là, samedi 31 janvier, au lieu d’arpenter les allées du festival d’Angoulême à l’affût d’une dédicace ou de la prochaine énormité de Rachida Dati, c’est en grande partie grâce à elle.

Même si, à propos de son enquête publiée en janvier 2025 sur une affaire de viol présumé au sein du festival, Lucie Servin estime que «cette histoire a embrasé la colère, mais c’est une étincelle sur un feu qui couvait depuis des années», le résultat est là : la colère s’est propagée à toute une profession, jusqu’à provoquer

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