«C’est quoi ça» demande, sur un ton exaspéré et un peu inquiet, un membre du petit cortège de Rachida Dati. Au festival d’Angoulême, dans la halle du Nouveau monde dédiée aux éditeurs indépendants, la ministre de la Culture est en train de discuter sur le stand de l’Association, maison d’édition de BD alternative pionnière du genre en France. La déco y est avenante : une enfilade d’affiches du Grand Soulagement qui invitent à «Remplacer Darmanin par un bouquet de persil» ou «Remplacer Macron par des petites pelures de clémentines». La source d’inquiétude, ce sont quelques trompettes et tambours lointains qui traversent le brouhaha d’une halle pleine à craquer ce samedi après-midi : devant l’entrée, sur la place New York, une petite foule s’est rassemblée pour manifester dans une ambiance bon enfant après avoir arpenté les rues ensoleillées. Des étudiants pour la plupart, déguisés en fous du roi, bonnets à clochettes, maquillage de clowns, et dont les pancartes disent «Culture en colère». La ministre n’en verra rien – a-t-elle seulement perçu le moindre son ? Le directeur départemental de la police, colosse qui sur
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Rachida Dati à Angoulême, ministre de la gentille Culture
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Entre quelques casseroles et un petit groupe de manifestants étudiants, la nouvelle ministre de la Culture a «déambulé» samedi sereinement dans les allées du festival où elle a fait démonstration de sa vision binaire de la politique culturelle.
La ministre de la Culture Rachida Dati, au festival de la BD à Angoulême, le 27 janvier. (Yohan Bonnet/AFP)
ParMarie Klock
Publié le 28/01/2024 à 14h09
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