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Idée cadeau

«Vampires» de Philippe Druillet, grimoire d’un mordu

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De Dracula a Nosferatu, le livre embrasse dix ans de carnets de recherche du dessinateur, de 1979 à 1989, autour du personnage sanguinaire mythique.

(Editions Barbier)
Publié le 06/12/2025 à 18h09

Un demi-siècle d’obsessions coagulées. Une vie à creuser un motif sous toutes ses formes jusqu’à ce qu’il en vienne à figurer les trajectoires de son auteur Philippe Druillet, le magicien du très grand format, du dessin cathédrale sur format Grand Aigle. Le grimoire Vampires mérite mieux que d’être offert à Noël comme un trophée à installer dans une bibliothèque. Il mérite d’être lu, creusé, observé presque à la loupe parfois. Parce que ce cabinet de curiosité esquisse une sorte d’histoire parallèle du précieux auteur de Lone Sloane, surtout chéri pour sa SF galactique monumentale. L’immortel y devient un témoin du temps qui passe, le point de concrétion d’un trait qui se transforme avec les ans.

Du Dracula de Bram Stoker enluminé par un Druillet appliqué pour la maison d’édition Opta en 1968 – alors qu’il sort tout juste de son passage dans la compagnie du Cirque du Soleil – aux profils géométriques de Nosferatu qu’il démultiplie frénétiquement ces dernières années, il y a un monde. Une histoire. Le vampire, comme image première d’abord. Dans un long entretien, Druillet y dit ce que cette figure constitue pour lui. «Rien et tout à la fois», un de ces mythes autour desquels se forgent un imaginaire adolescent et une famille d’ado

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