Comment ne pas se laisser saisir par un sentiment suspendu d’irréalité en nous dirigeant groggy par la chaleur vers le Stade de France à la faveur du concert de la tant attendue Beyoncé Giselle Knowles-Carter ? Nous sommes le 21 juin, jour de la Fête de la musique et du solstice d’été, il fait 35 degrés en fin d’après-midi – ressenti 50 –, les chapeaux de cow-boy commencent leur lente procession vers le bâtiment ovniesque qu’est celui de la Plaine Saint-Denis. Top départ prévu des hostilités musicales, 20 heures. Certains fans ont opté pour le port de la santiag – pensées pour toutes ces voûtes plantaires détruites – et les drapeaux américains se revêtent façon capes. Si à la vue de l’étendard patriotique nos pensées se tournent vers une Amérique contemporaine en proie actuellement à de multiples déchirements et aux actions de plus en plus agressives et délirantes, résolument xénophobes, d’un Président qui ne lui restitue certainement pas sa grandeur (a-t-on besoin ici de résumer le cauchemar ?) la «bannière étoilée» accompagne ici la célébration du dernier album en date de la native de Houston, le dense Cowboy Carter sorti il y
Concert
Beyoncé au Stade de France, frange connection
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Sous une chaleur écrasante, Beyoncé a électrisé l’enceinte dionysienne avec son «Cowboy Carter Tour». Entre country et politique, elle a revisité ses racines noires américaines. Un show millimétré réussi, où il ne manque qu’un zest de fragilité.
Beyoncé au Stade de France le vendredi 20 juin. (Julian Dakdouk/PictureGroup.SIPA)
Publié le 22/06/2025 à 14h38
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