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Entretien

Boualem Sansal : «A partir du moment où on vous met les menottes aux mains, on vous les met dans le cerveau»

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L’écrivain franco-algérien, libéré il y a deux semaines après presque un an passé en prison en Algérie, revient pour «Libé» sur ses conditions d’incarcération, les relations diplomatiques explosives entre Alger et Paris et se dit toujours en lutte contre les islamistes.

L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, dans les locaux de son éditeur Gallimard, à Paris, mardi 25 novembre 2025. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Publié le 28/11/2025 à 6h38

Qu’il est libre et juvénile pour un octogénaire censé surveiller ses mots, pour ne pas rallumer le feu entre Paris et Alger, qui négocient la libération du journaliste Christophe Gleizes. Boualem Sansal, en pleine forme, cheveux coupés, regard clair, n’a rien perdu de sa douce pugnacité, de sa verve cabotine, de ses convictions.

Il a reçu Libération chez son éditeur, Gallimard, pour un entretien de quatre heures, sans filtre.

Que chérissez-vous le plus depuis votre retour ?

La liberté. La faculté de retrouver mes mots. C’est avec eux que l’on peut appréhender le monde, se situer, mesurer sa douleur. A partir du moment

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